Faut-il déménager quand on a une idée ?

Faire le grand saut et déménagerFaire le grand saut et déménager

Pour développer une idée, il faut souvent de l’argent. Et suivant le type d’idée, cela peut être beaucoup d’argent. C’est pourquoi 20% des start-up déménagent pour aller là où il y a plus de financement. Et si c’est votre cas, où devriez-vous aller ?

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Entrepreneuriat : 1er choix de carrière ! Mais est-il ouvert à tous ?

Hands people woman working

En 2018, l’indice entrepreneurial français montre que l’entrepreneuriat est en tête des choix de carrière les plus actractifs. Ainsi, plus de la moitié des Français pensent que le choix de carrière le plus intéressant est celui du chef d’. Et 15 millions de Français ont été dans une dynamique entrepreneuriale à un moment de leur vie. Mais est-ce que nous sommes tous égaux devant cette aventure ?


Quartiers des Politique de la Ville (QPV) : une même envie d’entreprendre

Globalement moins inscrits dans une dynamique entrepreneuriale (14 % contre 31 % hors QPV), les habitants des QPV ont une opinion de l’entrepreneuriat aussi positive que les habitants des autres quartiers mais leur culture entrepreneuriale demeure moins importante. Ils sont moins souvent orientés vers la ou la reprise d’entreprise (20 % contre 28 %) par leur entourage professionnel et familial et ont moins fréquemment d‘antécédents entrepreneuriaux (32 % contre 39 %). L’entrepreneuriat est rarement envisagé en première intention de carrière, mais plus souvent quand il n’y a pas d’autres solutions. Finalement, l’entrepreneneuriat est une carrière intéressante mais plutôt pour les autres.
Les différences de dynamique et de culture entrepreneuriale entre les habitants des QPV et le reste de la population, concernent les hommes aussi bien que les femmes, mais elles sont accentuées pour ces dernières. La moindre implication entrepreneuriale des femmes par rapport à celle des hommes est plus importante dans ces quartiers qu’ailleurs.

Soruce : Agence France Entrepreneur

Les chiffres sur les Quartiers des Politique de la Ville (QPV) démontrent clairement la nécessité de rebattre les cartes. L’opinion de l’entrepreneuriat est tout aussi positive. Mais ceux qui sont inscrits dans cette dynamique est deux fois moindre (14% contre 31% hors QPV). En fait, l’entrepreneuriat est une carrière interessante, mais plutôt pour les autres. Bien souvent, il n’est envisagé qu’en dernière ressource !

Love money et temps sont des barrières à l’entrepreneuriat

L’étude montre donc une certaine disparité dans ceux qui se lancent dans l’entrepreneuriat. Plusieurs freins apparaissent dont la culture, le love money et le temps pouvant être investi dans cette aventure. Avec KAN il est possible de rebattre les cartes et permettre à chacun de changer sa vie matérielle grâce à l’entrepreneuriat que cela soit comme porteur d’idée, développeur d’idée, porteur d’un talent au sein d’une équipe et/ou financeur.

Faut-il déménager pour transformer sa vie par l’entrepreneuriat ?

Photo des créateurs d'AppleCréateur d'Apple

Un rapport montre une grande disparité géographique dans la des start-up européennes. Il est certain que la concentration de la population augmente automatiquement le potentiel de résautage (N de KAN). Cela facilite également la création de la dynamique KAN. Mais faut-il déménager pour changer sa vie matérielle par l’entrepreneuriat ? Peut-on n’importe où, trouver l’idée, les moyens et l’équipe pour créer une ?

Data shows that in Europe there are 476 cities that have at least one scaleup. 48 cities (around 10% of the total) host 3,759 scaleups (around 67% of total) and  74% of the capital raised. Such concentration, however, doesn’t reflect the current distribution either of the GDP (34%) nor the population (14%). These 48 cities will be likely driving the innovation economy in Europe in the next years, while all the other cities and municipalities face the risk to lose relevance and be increasingly marginalized.

According to the research, in Europe we have just one startup hub per country: out of the 42 European countries that have produced scaleups, 34 (81% of the total) have more than 50% of the scaleups concentrated in one city. 27 countries (64% of the total) show a concentration higher than 70% in the major hotspot. For 13 countries (31%) all scaleups are located in the same city (100% concentration around the capital). However, Spain, Portugal, Poland, Belgium and Cyprus are the exceptions that prove the rule with 2 hubs per country: Barcelona and Madrid, Lisbon and Porto, Warsaw and Krakow, Brussels and Gent, Zurich and Zug, and Limassol and Nicosia.

In only 4 countries (10%) the main hotspot is not the capital city: Italy (Milan), Spain (Barcelona), Switzerland (Zurich and Zug), and Cyprus (Limassol). While Madrid and Nicosia show significant concentration rates (above 30%), Rome and Bern definitively play a less relevant role within their domestic startup ecosystem.

If we consider capital raised, rather than number of scaleups, the concentration phenomena around a single city (or maximum two) appears even stronger: in 37 countries (88%) a single city accounts for over 50% of the capital raised by scaleups and in 31 (74% of the total) for over 70%.

source: https://mindthebridge.com/scep/

Pour devenir scale-up, la start-up a besoin d’argent et de talents. La concentration des talents n’est pas forcément liée à la taille de la ville comme le montre Lausane (dans le sens croissance suivant le rapport) ou Marseille (dans le sens décroissance suivant le rapport). Mais cela aide, et il n’est du coup pas surprennant que les scale-up Européenne de 2018 soient concentrées en 478. Guère plus surprenant que 48 d’entre-elles concentrent 74% de l’argent investi cette année.

Entrepreneuriat : faut-il étudier la carte du Startup hubs Europe ?

Mais faut-il pour autant étudier l’implémentation de sa start-up ? Le site http://www.startuphubs.eu/ est une bonne source pour ce faire. Mais avec KAN nous agissons pour que chacun puisse choisir où vivre et transformer sa vie matérielle grâce à l’entrepreneuriat. Pour nous, rebattre les cartes couvre également l’égalité géographique.

Clairement il s’agit d’un enjeu important non seulement pour ceux qui veulent transformer leur vie matérielle grâce à l’entrepreneuriat, mais aussi pour les villes. La dynamique économique et sociétale des villes passe forcément par un tissus entreprenarial dynamique. Comme souligné par France Stratégie (Cf. par exemple ce lien) le risque est de devenir une ville dortoire ou se dépeupler.

Et donc pour répondre à la question du titre, si vous aimez les grandes villes et que votre conscience du développement durable est inexistante, vous pouvez déménager pour tenter l’entrepreneuriat. Cela sera plus simple par certains points et bien plus compliqués par d’autres. Mais il existe d’autres solutions et KAN est là pour vous permettre de réussir là où vous êtes. La réponse à la question du titre est donc non !

Le brevet facilite le financement et le développement des entreprises

Déc 9, 2018
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Détenir un multiplie par trois les chances de succès d’une start-up. Tel est le constat d’une étude réalisée au printemps 2017 par Mines ParisTech pour France Brevets auprès d’un échantillon de 800 start-up. L’étude montre aussi que 30 % des jeunes pousses ayant déposé au moins un brevet ont soit fusionné ou ont été rachetées, soit ont réussi une introduction en Bourse. A titre de comparaison, ce destin « favorable » est celui de 8 % seulement des start-up dépourvues de titre de propriété industrielle.

La propriété industrielle rassure les investisseurs et favorise les partenariats à l’étranger. Les jeunes pousses détenant des brevets ont trois fois plus de chances de survivre.

De quoi faire réfléchir les entrepreneurs et les réseaux d’accompagnement, puisque seules 15 % des jeunes entreprises en France détiennent au moins un brevet en phase d’amorçage, contre 23 % en Allemagne. Et c’est bien dommage, car les brevets peuvent avoir un effet bénéfique et accélérateur. Par exemple, au moment de se présenter devant des investisseurs, un titre de propriété industrielle ou un dépôt en cours crédibilise l’innovation et donne une vraie valeur à l’activité. « C’est un passage obligé pour se faire financer, déclare Cédric Michel, président de Pollen AM, fabricant d’imprimantes 3D pour l’industrie. L’un de nos investisseurs nous l’a même quasiment imposé. »
Un facteur de succès
De même dans les biotechnologies, où l’ doit travailler plusieurs années le développement de ses produits avant de réaliser le moindre chiffre d’affaires. Là encore, les brevets rassurent les business angels et les fonds d’investissement. Selon le cluster Genopole, qui accompagne actuellement 114 porteurs de projet et start-up des biotechnologies, 90 % de ceux qui parviennent à lever des fonds ont investi dans des brevets.
Et pas seulement en France ! D’après l’étude de France Brevets, la couverture géographique de la propriété intellectuelle à trois régions (Europe, Etats-Unis et Japon) améliore encore les chances de réussite. « La qualité d’un brevet, qui se mesure à la capacité à bloquer des solutions alternatives, est également un facteur clef de succès, explique Didier Patry, directeur général de France Brevets. Un portefeuille de plusieurs brevets solides rend aussi la démarche de blocage plus efficace. » La rédaction du brevet est elle aussi essentielle. Un texte truffé de failles rend l’innovation plus fragile.
Empêcher la concurrence de copier un concept inédit, c’est bien sûr l’un des objectifs clefs du brevet. Fondamental, si l’on veut imposer une innovation à l’international, aux Etats-Unis ou en Asie par exemple. Un véritable investissement que la start-up devra anticiper avec ses actionnaires dès la phase d’amorçage. « Une protection efficace à l’international dans les pays clefs peut coûter environ 100.000 euros sur dix ans », prévient Didier Patry.
Doper les ventes
Sans atteindre ces montants, chez InnovPulse, le budget propriété intellectuelle représente tout de même 70 % des dépenses de R&D de cette TPE lyonnaise, qui a conçu une orthèse releveuse de pied innovante. Mais les perspectives de retour sur investissement sont prometteuses. « Canada, Etats-Unis, Japon, Chine et Europe… Les recherches de liberté d’exploitation menées dans ces pays montrent qu’aucun concurrent ne peut potentiellement y gêner notre activité », se félicite Patrice Caussé, fondateur de l’entreprise.
Les barrières érigées par un brevet peuvent certes sécuriser une stratégie de conquête à l’export, mais n’effacent pas tous les risques. Malgré un brevet majeur international et déposé aux Etats-Unis, Pollen AM ne se sent pas assez mûr pour débarquer outre-Atlantique. « Les inventeurs de l’impression 3D sont américains. S’ils se sentent menacés, ils vont probablement sortir leurs avocats spécialisés pour nous mettre des bâtons dans les roues », craint Cédric Michel.
En réalité, plus qu’une arme anti-contrefaçon, les brevets facilitent la recherche d’un partenaire local, industriel ou financier, pour s’attaquer à un marché lointain. Selon Genopole, les start-up qui ont développé une innovation brevetée s’ouvrent plus facilement les portes du marché nord-américain ou japonais, par exemple. Ce qui dope alors les ventes de l’entreprise.